Les parodies artificielles

Après avoir chassé la rime, Jean-Luc Lécaillé, Homme de l’être et mec créant devant l’Eternel nous ouvre les portes de ses Parodies…artificielles.

Sans absinthe, sans alcool et sans came !

Son herbe à lui, c’est le verbe et son écriture, sa drogue dure.

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Alors, jour après jour, vers après vers, Jean-Luc Lécaillé se pique au jeu de l’écriture, avec une âme d’enfant réfractaire, l’esprit ouvert et solitaire.

Sa soif de l’écriture et son goût pour les livres nous entraînent sur les traces de cinq poètes français, réunis pour la circonstance : Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Prévert et Queneau.

Dans une conversation ininterrompue, chacun d’entre eux nous livre ses angoisses, ses espoirs, ses bonheurs, ses obsessions, ses illusions, ses regrets, à travers des morceaux de vie et de textes choisis. Hasard, coïncidence et destinée.

A partir de mots-clefs, leurs vers se répandent et se répondent en écho et Jean-Luc Lécaillé, en y mêlant sa voix, paie aussi son écot.

Alors, laissez-le s’exprimer…s’extasier,..s’exalter…d’écriture et de bonheur désespérément et enivrez-vous de vie, de vin, de poésie, d’amour, de sexe ou de vertu, à votre guise, mais enivrez-vous !

Extraits

Du beau du beau
De l’air de l’air
Je réclame du beau
Je réclame de l’air
Pour sortir du tombeau
Et de l’ennui Baudelaire

Pour lui tout est macabre
Exhalaisons cadavres
Et pourritures
On dirait que les vers
Dont les morts sont couverts
Sont son unique nourriture

Tout est parfum d’encens
Charognes odeur de sang
Et sépultures
Squelettes expiation
Miasmes putréfaction
D’immondes créatures…

(extrait de Baudelaire)

Finis les froids rugueux d’hiver
Les manteaux chauds les gants de laine
Les champs et les chemins couverts
De neige blanche à travers l’Aisne

Voici venir enfin le vert
O vert verdoyant dans ma plaine
Avec ces tons ces teints divers
Et ces remugles d’amylène…

(Extrait de Verlaine)

J’ai traîné dans des lieux ignobles infâmes immondes
Dans des endroits hideux des quartiers mal famés
J’y ai croisé la nuit toute la misère du monde
Des ivrognes des mendiants aux ventres affamés…

Je crache sur les prêtres sataniques et sadiques
Les petites amoureuses les chercheuses de poux
Les sœurs de charité aux voiles impudiques
Qui auraient bien voulu me prendre pour époux…

(Extrait de Les bas-fonds)